Un kyste dentaire est une cavité qui se forme à l’extrémité de la racine d’une dent, le plus souvent à la suite d’une infection ancienne ou d’un traitement de canal incomplet. Indolore pendant longtemps, il évolue silencieusement et peut entraîner des complications à distance.

Comment se forme un kyste ?

  • Au départ, une carie profonde atteint le nerf : la dent doit alors être traitée dans sa racine.
  • Si la dent a pu être traitée jusqu’au bout, le risque de kyste est très faible.
  • S’il reste une partie incomplètement désinfectée ou obturée, une réaction inflammatoire chronique s’installe : c’est le granulome ou kyste.

Les kystes dentaires peuvent provoquer des problèmes infectieux ou inflammatoires à distance : tendinites, douleurs articulaires, troubles ORL.

Les traitements possibles

Les traitements sont indolores, mais souvent longs : il s’agit de « tentatives » de retraitement, échelonnées dans le temps.

1. Le retraitement endodontique

Le premier traitement, le plus simple, consiste à reprendre le traitement de la dent. Les techniques modernes permettent parfois de repasser là où les anciens instruments ne pouvaient pas aller. Une radio de contrôle, 2 mois plus tard, vérifie que l’os se reforme à la place du kyste.

2. La résection apicale

En cas d’échec du retraitement, on procède à une résection apicale : le praticien nettoie toute la partie visible du kyste et « rebouche » la dent par le dessous. Une nouvelle radio à 2 mois confirme la guérison, ou la persistance du kyste — auquel cas la dent devra être extraite et remplacée.

3. L’extraction et le remplacement

Si le kyste persiste malgré les soins, il faudra extraire la dent et la remplacer. La meilleure solution à long terme est une couronne 100 % céramique sur implant : 95 % des implants restent intacts 25 ans après. Un bridge ou un appareil dentaire sont également possibles à court terme.

Ne pas rester édenté, même d’une seule dent : préserver l’équilibre de la bouche reste la priorité.